Rendez-vous était pris à l’Hôtel de l’Industrie pour découvrir la nouvelle fragrance de la maison diptyque. Un lieu choisit non pas par hasard puisque situé à quelques pas de la boutique historique du boulevard Saint-Germain. A peine arrivé, nous voici transporté sur le ponton d’un des transatlantiques qui reliaient Marseille à Saigon. C’est là le souvenir tiré des récits d’Yves Coueslant, l’un des trois fondateurs de la marque, qui raconte ses voyages de jeunesse. Un récit olfactif entre mer et ciel, au rythme des escales aux noms enchanteurs, Port Saïd, le Canal de Suez, Djibouti, Colombo, Singapour… De cette vie à bord, le nez Fabrice Pellerin a privilégié l’odeur de fumée des cigarettes égyptiennes que l’on « portait » à l’époque comme un véritable accessoire de mode. Volutes, tel est son nom, est une fragrance où le tabac, doux et miellé, souffle d’un bout à l’autre. D’abord corsé en tête par des épices fraîches telles que le poivre et le safran, il se mêle ensuite à l’iris, à l’immortelle et à la myrrhe qui, subtilement dosées, lui donnent un côté sombre, du corps et de la personnalité. Ce n’est qu’une fois arrivé sur le pont que l’on découvre un certain aplomb et une profondeur délicieuse grâce à la puissance olfactive du styrax, de l’opoponax et du benjoin. Une fragrance que l’on porte à bâbord comme à tribord, sur un costume de lin grège ou une robe en chiffon de mousseline. Et pour la première fois, diptyque l’a décliné en eau de parfum, plus intense et plus troublante.

Que pensez-vous de cette nouvelle création signée diptyque ? Aimez-vous les parfums formulés autour de notes aussi particulières que le tabac ? Qu’est ce que vous appréciez dans ce genre de parfums ?

Volutes, diptyque
Eau de toilette : 62 € les 50 ml et 82 € les 100 ml
Eau de parfum : 95 € les 75 ml